accouchement

Un accouchement, ça se passe comment?

Un accouchement, ça se passe comment? Quand on accouche pour la première fois, on se pose plein de questions. Il y a comme une omerta entre les femmes qui ont accouché et celles qui ne l’ont pas encore fait.

Chaque expérience est unique. Si une partie infime de femmes déclarent n’avoir pas eu de contractions douloureuses, elles restent l’exception, pas la règle. Quant à celles qui déclarent qu’elles voudraient accoucher tous les jours, je pense qu’elles font référence à la rencontre avec leur enfant, qui OUI est incroyable, forte, au-delà de tout ce que l’on peut imaginer.

A vos plumes: racontez-moi votre accouchement!

L’accouchement, selon moi, reste un bouleversement absolu dans la vie du corps d’une femme.

J’aurais aimé être mieux préparée (l’est-on jamais?). En tous, cas, je livre ici mon témoignage, qui m’est propre, et unique.

L’objectif serait que vous, qui avez accouché, et racontiez ce qu’il s’est passé pour vous, en vous.

Pour que la parole circule.

Pour que celles qui n’ont pas encore accouché sachent peut-être un peu mieux, peut-être.

OUI, accoucher fait mal.

OUI, on oublie la douleur.

Parce que OUI, quand on rencontre son enfant, toute cette douleur est comme évaporée.

OUI, tout se remet en place avec le temps.

OUI en tant que femmes, nous savons accoucher, nous savons parfois MIEUX que l’équipe médicale.

Faites-vous confiance.

Ecoutez-vous.

Appelez votre bébé.

Faites comme vous pouvez et comme vous le sentez.

Cet accouchement, c’est le vôtre, ne laissez pas l’équipe médicale vous en faire douter ou vous voler ces moments.

J’ai les mains de quelqu’un dans mon ventre.
Ce quelqu’un est docteur. Les mains cherchent, tâtonnent fébrilement.  À l’intérieur de moi. Tout au plus profond, comme au creux, dans ma plus secrète intimité. Je sens les mains qui farfouillent, mais cela ne me fait pas mal. J’ai une anesthésie de cheval.  C’est très incongru, comme sensation, de sentir cette petite guerre au sein de soi, sans en souffrir. Les mains luttent contre quelque chose, elles ont comme une difficulté. Je sens le petit combat qui se livre au creux de mon ventre. Mon fils n’a pas l’air de vouloir se faire cueillir par les mains du médecin. Je crie, je lance alors un appel, je ne sais pas, je crois que je scande, je hèle, me semble-t-il? Attendez. Une seconde, je tâtonne, laissez-moi trouver le mot juste.

Je vocifère, non, en somme, j’encourage avec une bravoure animale que je m’ignorais. C’est donc cela un accouchement? C’est cela mettre au monde: c’est appeler la vie.

J’appelle de tout mon cœur mon fils, dans un sursaut de force que je me découvre avoir. Ce cri sort de moi, comme une naissance: « Mon fils ! Je suis ta maman, il faut sortir maintenant, c’est dehors que ça se passe mon fils! » Il est 5h53 ce 27 mai, et c’est le plus beau moment de toute ma vie. Je suis la maman de quelqu’un et je viens de mettre au monde mon petit garçon. Cette force est née en moi au même moment que mon fils. À la seconde ou je suis devenue sa maman, j’ai aussi enfanté ce courage. Il est né en césarienne d’urgence. Ce moment, je vais le garder dans un creux de moi, le revivre, m’y replonger aussitôt que je douterais. C’est le plus bel acte d’amour que j’ai pu engager, j’ai donné la vie à un petit garçon.  Mon fils.  Je suis immense de cela. Ce moment où je l’appelle, pour qu’il vienne , pour qu’il entre dans ce monde en sortant de moi est à la fois complètement universel et complètement unique. L’humanité entière est passée par là avant nous deux, et pourtant, par ce maelström, nous sommes uniques l’un pour l’autre pour toujours. Nous créons ce lien en devenir. Nous devenons une famille. Son père devient également une autre personne que simplement mon homme. Je deviens la maman d’un petit garçon, quant à moi. Nous allons apprendre à incarner nos nouveaux rôles. C’est indicible la force et l’émotion qui m’habitent quand je pense à cela.

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12 Comments
  • Clarisse

    2 novembre 2017 at 16 h 55 min Répondre

    Je vais vous raconter mon accouchement. Un accouchement comme je vous le souhaite à toutes. Un accouchement sans douleur, avec des rires.
    J’ai perdu les eaux sans contractions à 02h45, suis arrivée aux urgences de la maternité avec le sourire sans le papa qui était sur la route mais tout à fait sereine car j’étais avec mes parents et je savais qu’il serait là à temps pour que l’on accouche ensemble comme prévu. Après, 1h30 avec quelques petites contractions, me voilà dilatée à 7. Le papa arrive selon le GPS dans 30 min. On me propose la péri que j’accepte. Il est 6h30, le papa est enfin là. On est heure de se retrouver. Je pousse 4 ou 5 fois, des poussées entrecoupées de rire tellement ça se passe bien. Il est 7h50 et notre petit garçon né, serein et en pleine forme malgré son arrivée surprise à 37 semaines et un jour dans la Nièvre.
    Alors, un accouchement peu se faire aussi sans douleur et avec plaisir.
    Par contre, à la différence de toi, je n’ai pas eu tout de suite cet amour inconditionnel pour mon fils. Il m’a fallu un peu de temps. Quelques heures mais ces heures ont été culpabilisantes et difficiles.
    Maintenant, nous formons une famille heureuse et aimante. Le bonheur !!!!

    • superpoppins

      2 novembre 2017 at 21 h 04 min Répondre

      Oh Merci pour ce JOLI et honnête témoignage chère Clarisse, C’est très touchant et ca fait du bien

  • Lulu

    3 novembre 2017 at 13 h 56 min Répondre

    coucou! et heureuse de te lire à nouveau! Alors j’étais partie pour laisser mon témoignage et puis en fait j’ai regardé ta ptite vidéo avant.. 4 JOURS?????????? Pouaaaaaah!!!!
    J’ai eu un accouchement de 20h et bordel j’en ai bavé!! Alors j’ose même pas imaginer 4j.. Quelle force! Moi après mon accouchement douloureux je me suis dit que je n’avais définitivement plus rien à prouver à personne , et ben j’espère que tu t’es faite la même remarque et que ta force ne te quitte plus! C’est con car avec le temps , on oublie en effet la douleur, et du coup parfois aussi combien on est balèze!! Tache de te le rappeler en cas coup dur!

    Donc perso moi j’ai été déclenchée 2 semaines avant mon terme parce que mon poussin grossissait peu et était en tout petit poids donc les médecins préféraient qu’il sorte. Alors déjà les boules car comme j’étais super bien enceinte j’avais pas envie d’accoucher, j’étais super pas pressée, et voilà bingo on m’annonce qu’on me déclenche le lendemain! Mais c’pas grave ! On est aussi super contente de rencontrer son ptit bonhomme!

    J’ai donc eu 16h de travail en continu d’une douleur sans nom .. Les 6 premières heures on fait encore des blagues, on a de l’humour et tout, la 10e on en peut plus, la 16è je suis au bout de ma vie, et enfin on peut me faire la péridurale , hallejuha..! Les 4 dernières heures sous péri ca va easy! On respire à nouveau , on est aussi un peu à l’ouest par tous ces efforts..
    Et puis quand mon ptit chou nait, on me le laisse 2sec au sein, il ne tète pas, on l’embraque avec le papa et je me retrouve en tête a tête avec la sage femme pour la dernière partie, l’expulsion du placenta et un brin de couture.. Je ne réalise pas bien, franchement , que je suis maman, j’ai à peine vu mon bébé.. Et quand t’y pense c’est raide, tu fais tout le boulot et c’est papa qui cueille l’histoire et se fait son tête a tête avec l’ptit!! Je l’ai pas mal vécu cela dit, je me dit ça maintenant avec le recul, mais sur le moent je suis épuisée, à l’ouest.. Noé est né à 4h30 et je l’ai eu dans mes bras vers 7h et là j’ai eu mon tête a tête , le papa était parti roupillé qq heures à la maison.. Et j’ai kiffé !

    Franchement concernant la douleur j’ai dit aux gens qui nous visitaient  » NON MAIS LA DOULEUR ON L’OUBLIE PAS HEIN!!! J’EN AI GRAVE CHIE!!! SONT FOUS LES GENS QUI DISENT QU’ON OUBLIE OOOOH!!!!!!ILS MEEEEENTEEEEENT ! Oui tout en majuscule car à l’intérieur de moi c’était ça , un cri du coeur!!!! J’ai dit ca pendant 3j « NON MAIS SONT FOUS LES GENS OH », Et puis phénomène très bizarre c’est que le 4è j à la maternité, ben pfiuoooout envolé ce sentiment, j’avais le souvenir de la douleur mais plus le ressenti dans ma chair comme ces derniers 3 jours … « aaah, ben .. oui… en fait.. on oublie.. » « oh »
    ;p
    Serieux ca c’est dingue ! Après l’accouchement je disais « NON MAIS PLUS JAMAIS CA VA PAS LA TETE!!! » et après j’aurais été prête a remettre ça! Aujourd’hui j’ten parle même pas je ne flipperai même pas ! Alors que je sais que j’ai morflé. Mais mon corps a oublié… Bien foutu la nature hein. Parce que sinon tu ne remets clairement jamais le couvert hein.. soyons honnête!

    Alors je pense à toi.. 4j.. cesarienne d’urgence .. je salue le courage, la force, BIG UP les meufs , on est vraiment des warriors!!

  • Lulu

    3 novembre 2017 at 14 h 13 min Répondre

    après perso j’aime bien parler de mon accouchement, mais à des femmes qui ont accouché, parce que je trouve ça un peu moche d’effrayer les jeunes femmes qui n’ont pas accouché, et le feront peut-être un jour.. Je me dis que faut pas non plus les traumatiser quoi! Si c’est pour stresser avant je ne sais pas si c’est nécessaire .. Alors quand on me questionne je dis que perso j’ai eu un accouchement long (oui excuse moi on est définitivement pas dans la même cours du long mais bon.. c’était long quand même!;) et que oui les contractions ça fait mal, mais j’ajoute toujours qu’il se peut que ce soit aussi facile, à la manière de Clarisse (qu’on envie toutes hein! on te déteste un peu, même, Clarisse!!) ( je plaisante bien sûr) ! Je dis toujours qu’il y a des cas où ça passe crème que faut pas s’inquiéter avant , de toutes façons, elles accoucheront comme tu le dis! Donc bon..

    Et une dernière chose. J’ai entendu des trucs du genre « non mais après on est pas toutes égales face à la douleur » et ça j’ai détesté ! Genre j’en faisais bcp quoi, mais que bon qq un d’autre aurait mieux supporter en gros.
    Parfois les gens faut vraiment se taire hein.
    J’ai un million de trucs à raconter autour de l’accouchement! Je repasserai peut-être (là mon loustic se réveille de sa sieste faut que je file!)

  • superpoppins

    3 novembre 2017 at 14 h 50 min Répondre

    Hahaha merci pour ce généreux témoignage @Lulu En effet vive la péridurale , dans mon cas. Car oui je suis TRÈS fière de moi d’avoir pu appeler mon fils après 4 jours de travail. Je comprends ce que tu dis aussi sur le fait de ne pas vouloir effrayer celles qui n’ont pas encore accouché’, mais dans le même temps, en tenant un discours de vérité, est-ce qu’on ne les aide pas mieux à se préparer à … TOUTE possibilité? Surtout que j’ai l’impression que toutes ces histoires de violences obstétricales dont on commence seulement à entendre parler pourraient peut-être être évitées si les femmes se faisaient plus confiance. …Mais cela n’engage que moi…

  • Lulu

    4 novembre 2017 at 13 h 58 min Répondre

    Ben je ne suis pas farouchement contre en parler aux femmes n’ayant pas accouché… globalement de toutes façons on sait qu’accoucher c’est douloureux (on a au moins l’image de ces films ou les nanas hurlent!) c’est juste que j’ai le souvenir d’une collègue qui était dégoûtée d’entendre notre boss de l’epoque raconter son accouchement sans péridurale… perso a cette époque je n’avais pas d’enfant et son récit ne me choquait pas , mais ma copine vraiment ça la rebutait!! Je trouvais ça dommage au final ! Et puis vois tu ma cousine récemment à eu un accouchement horrible, travail long , ventouse forceps pour accoucher d’un bébé de 4kg qui l’a dechirée violemment.. elle perd des litres de sang, se retrouve en situation vitale Super critique ,15medecins autour d’elle qui s’affairent … Elle va bien , son bébé super aussi, mais franchement je crois que personne ne m’aurait raconter son accouchement si moi-même j’avais été sur le point d’accoucher. Parce que je crois qu’il est important de partir positive pour accoucher, si la vie fait que ce sera mega dur ben on gérera sur le moment.. et puis la douleur de l’accouchement , sans parler du cas extrême de ma cousine, est si spécifique , comparable à rien d’autre , que je ne pense pas qu’on puisse au final s’y préparer.
    Après concernant les violences obstétricales je suis passée à côté en terme d’info.. sorry la je suis pas au jus des pratiques abusives en ce domaine, et qu’il y en ait est scandaleux en effet….
    Par contre ce dont je souhaiterais parler c’est les violences psychologiques qu’on peut subir autour de l’accouchement . Les sages femmes de nuit ou j’ai acccouché (diaconesses à Paris, réputation plus que ok pourtant ), m’ont sorti des trucs scandaleux : je me suis faite engueuler parce que j’appelais pour qu’on m’aide à allaiter : « mais comment vous ferez chez vous ? ! » Sérieux? Une autre qui m’a dit que nous les occidentales on était « pas faite pour allaiter » Tirade politico je sais quoi s’en est suivi. Sérieux ? Le tout dans un contexte post accouchement donc insérer ici un paragraphe sur la fragilité émotionnelle d’une femme qui vient d’accoucher…Je n’ai plus appeler personne du séjour (je suis restée plus longtemps que là normal car mon fils était en sous poids,donc surveillance plus poussée) , je suis restée avec mon chou en mode louve dans notre chambre… Bref très mauvais souvenir de mon séjour à la maternité! Et une dernière chose: que le conjoint puisse rester la nuit serait tout de même super bien! C’est le cas dans certaine maternité, faudrait vraiment que ça se généralise !

  • superpoppins

    5 novembre 2017 at 9 h 12 min Répondre

    En fait je pense que toutes les infos qu’on peut avoir l’accouchement sont quand même très vagues et qu’on y va un peu naïvement. Je pense que ce serait pas mal de garder en tête de se préparer à TOUTE éventualité. Et sans vouloir traumatiser celles qui vont y aller, juste qu’elles se préparent à ce que cela puisse être très difficile. Je pense que c’est aussi à cause de cela que les gestes de l’équipe médicale peuvent être mal vécus, parce qu’ils s’emparent de solutions, dans l’urgence, auxquelles on a pas été préparées… Mais d’accord à fond avec toi aussi sur les dérives de certaines pros en maternité. La Morale on en a pas besoin dans ces moments là!!!

  • superpoppins

    5 novembre 2017 at 9 h 26 min Répondre

    Et aussi HYPER d’accord avec toi sur plus d’inclusion du conjoint dans cette aventure . Je pense qu’il est spectateur impuissant de ce qui se passe et franchement ça n’a l’aide pas . Je comprends que priorité soit donnée à la maman et au bebe Mais il y aurait quelque chose à faire pour les conjoints aussi tout de même.

  • Anne

    10 novembre 2017 at 22 h 34 min Répondre

    Que dire aux femmes n’ayant pas accouché…? Perso, je pense qu’il vaut mieux être informée avant des différentes possibilités, des risques et des difficultés éventuelles pour pouvoir ensuite y faire face plus sereinement…
    De mon côté, 2 enfants, et 2 accouchements très différents:
    – Mon fils, il y a 2 ans. Arrivée à la maternité vers midi, il est né à 22h, pas trop long donc pour un 1er. Le problème, c’est qu’il avait des anomalies du rythme cardiaque, on m’a donc très vite posé la péri au cas où il aurait fallu partir en urgence pour une césarienne. Mais finalement, le col s’est ouvert progressivement, et j’ai pu accoucher par voie basse. Du coup, pas de douleurs car j’avais la péri, et pas non plus de sensations au moment de sa naissance… comme je ne sentais pas du tout les contractions, c’était hyper dur de pousser, et le petit devant sortir vite (son cœur ralentissait vraiment…) il a fallu passer par ventouse puis forceps, et une belle épisio… c’était très bizarre de vivre ça sans rien sentir, et c’est seulement quand l’anesthésie est passée que je me suis rendue compte de la bataille qui s’etait déroulée dans mon corps… mais quelle joie d’avoir mon fils dans les bras!!
    – Ma fille, cet été. L’inverse total de mon 1er accouchement. D’abord, j’ai fissuré la poche des eaux, donc je suis rentrée à l’hôpital un lundi, mais le travail ne s’est pas déclenché avant le mercredi après-midi (après un déclenchement par propess). Ces moments d’attente m’ont paru très longs, tout ça seule car mon compagnon s’occupait de mon fils aîné… après donc 2 jours, les contractions se déclenchent et deviennent très régulières et de plus en plus fortes, mais je ne peux pas dire que cela m’ai vraiment fait souffrir. Je n’ai pas ressenti de la douleur à ce moment là, je peux juste dire que je trouvais ça très intense. Le col par contre ne s’ouvrait pas vraiment… Mon compagnon arrive enfin à 23h, on se prépare pour une longue nuit de travail. Les choses n’avancent pas vraiment, même si la douleur devient plus réelle. A 4h du matin, le col est ouvert à peine à 3cm 🙁
    A ce moment là, je me dis qu’il faut tenir encore un peu et que je demanderai ensuite la péri. Je repense à mes cours de sophrologie, je tente d’accepter la douleur, de la laisser envahir mon corps sans tenter de la contrer, et je visualise l’ouverture du col. 1/2h après, alors que j’appelle pour avoir la péri, la sage-femme m’examine : ça a super bien progressé, et la poche des eaux, qui était seulement fissurée, lâche complètement. Trop tard pour la péri…! Le choc! Mon corps se met à trembler, je ne contrôle plus rien pendant quelques minutes, puis je reprends mon souffle et je sens ma fille qui arrive, j’ai envie de pousser et je la sens dans mon ventre faire aussi ces efforts pour naître. Je pousse, je hurle, je m’agrippe à mon compagnon, je reprends mon souffle, je pousse et hurle comme une bête, en 2 contractions ma fille a la tête dehors, puis les épaules, la sage-femme la fait tourner, je sens cette rotation dans mon corps, c’est fou! et enfin je l’attrappe et la prends contre moi! Quelle douleur intense, mais quelle rapidité et quelle bonheur immense de la voir, de la sentir contre moi! On est euphoriques avec mon compagnon de cet accouchement finalement express et auquel nous ne nous étions pas préparés… jamais je n’aurai cru pouvoir accoucher sans péri, je ne l’avais jamais envisagé, et pourtant je l’ai fait, j’en suis super fière!!!
    Vous le croirez ou pas, mais j’ai adoré ce 2eme accouchement, et si j’ai un 3eme, j’essaierai de nouveau d’accoucher sans péri! Et je m’en suis remise beaucoup plus rapidement que du 1er.
    Heureusement car ma fille a fait un malaise respiratoire 1h après sa naissance et a dû partir en neonat… dur de ne plus l’avoir avec nous, mais on l’a vite retrouvée et elle s’est bien remise 🙂
    Et de ces 2 accouchements, le 1er aux Bluets à Paris et le 2nd à l’hôpital de Bayonne, je garde un excellent souvenir de tout le personnel médical, surtout les sages-femmes. Quel métier formidable, et si essentiel!

    • superpoppins

      11 novembre 2017 at 10 h 46 min Répondre

      Wahou. Merci, Anne, pour ce beau témoignage, qui nous rappelle que chaque accouchement est unique. Qu’on n’est jamais vraiment préparée. Mais qu’on a ce puvoir extraordinaire et qu’on l’ignore trop. C’est peut-être à cela qu’on devrait nous préparer : se faire confiance, on a ce pouvoir magique en nous 🙂

  • Emy

    23 novembre 2017 at 13 h 42 min Répondre

    J’ai accouché de mon fils en me promettant d’accoucher sans péridurale. Je gardais ce secret pour moi et mon conjoint, je le disais du bout des lèvres voire je le taisais car le jugement était permanent : les professions médicales (sf les sage-femmes) qui ne comprennent pas, les mères d’un certain âge qui te répondent que les femmes d’auj ne savent plus ce que c’est qu’accoucher dans la douleur et que tu y arriveras pas, les copines qui pensent que tu es tarée. Alors je me taisais mais je voulais le faire. Jour J, on arrive à la mater et je suis dilatée à 6. La sage-femme me demande si je veux la péri, je lui dis que je voudrais faire sans, que j’ai peur de la douleur lors de l’expulsion. Elle me répond gentiment que je gère très bien la douleur, vraiment et que si c’est important pour moi, elle sait que je peux le faire. Elle me laisse en me disant « prenez votre temps, on peut vous poser une péri jusqu’au dernier moment, votre enfant va très bien, tous les feux sont au vert ». J’ai très mal déjà mais c’est pas pire que les douleurs de migraines…je continue en me disant on verra à l’étape d’après. J’arrive en salle de travail, le pire ce sont les contractions qui résonnent dans le dos, celles-ci je les gère pas. Mon mari ne me quitte pas des yeux, des mains, il m’encourage tel un sportif qui fait un sprint alors que nous sommes plutôt sur un semi-fond. Lorsqu’il faudra pousser j’en peux plus de douleur, je ne peux plus revenir en arrière, je crie de toutes mes forces, c’est un cri primal de bête qui souffre, qui veut en finir avec tout çà. La sage-femme me « recadre » gentiment : fermeté et bienveillance « Reviens nous ! Ecoute-moi, maintenant tu pousses, c’est bientôt la fin » (oui on est passé au tutoiement entre temps à ma demande). Elle s’appelle Eve, moi qui rêvait d’appeler ma fille de ce prénom, si j’avais eu une fille…Mon enfant est arrivé seulement 30mn plus tard, je garde un merveilleux souvenir de toute l’équipe. J’ai accouché dans ma douleur choisie, avec l’aide des professionnels et le soutien de mon mari. Une journée inoubliable.

    • superpoppins

      23 novembre 2017 at 15 h 16 min Répondre

      Qu’est ce que c’est beau.
      Qu’est ce que c’est fort.
      Merci, vraiment, ta belle histoire d’accouchement me laisse admirative devant ta détermination.

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