droit enceinte

J’ai le droit, enceinte, de bénéficier du congé maternité et autres joies de la protection sociale.

J’ai droit, enceinte, à une couverture sociale et à d’autres protections. Le point ici.

Mardi 15 Novembre.

Quel droit, enceinte?

Les commémorations du 13 Novembre sont passées et c’est une sorte de soulagement. J’ai regardé ce documentaire, « Vous n’aurez pas ma haine », qui m’a fait pleurer, pleurer, de tristesse mais aussi de joie, en voyant la force de résilience de certains des protagonistes du film.

Les attentats d’il y a un an m’ont fait réfléchir au statut de victime à la violence, à la brutalité, à mon histoire personnelle et à des plaies que je croyais fermées, mais qui pourtant font encore un peu mal…

Et à tout ce temps, toutes ces étapes qu’il faut traverser ? Il ne faut rien, d’ailleurs.

Le chemin est une récompense, en soi.

Quoi qu’il en soit.

Mon chemin, justement je veux le poursuivre, aller de l’avant, faire quelque chose d’un passé parfois difficile.

Ce n’est pas par naïveté ou angélisme que je me tourne vers la vie et la petite enfance en particulier, c’est vraiment du militantisme de ma part. Le droit des femmes, le droit enceinte, le droit des enfants, de la famille me semblent aujourd’hui des questions prioritaires.

En tout état de cause, je suis invitée pour un colloque au Ministère des Affaires Sociales, concernant l’accueil de la Petite Enfance et apr extension, le droit, enceinte.

D’ailleurs, le compte-rendu des interventions est en accès libre par ici : http://drees.social-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/la-drees/colloques/article/petite-enfance-regards-croises-sur-les-modes-d-accueil-des-jeunes-enfants

Ce colloque a vraiment été instructif, l’excellente Sylviane Giampino y intervenait. Quand je serai grande, j’aimerais bien être comme elle, hé hé.

Voici, ci-dessous, mes notes pêle-mêle.

Donc en Suède, vous savez, le pays magique des Bisounours où les salaires, la protection sociale, le droit, enceinte, enfin tout va bien pour tout le monde, quand même : 8 mois d’arrêt maternité, même prix pour le père, qui peut donner son congé à la mère.

La prolongation est possible jusqu’à 16 mois mais il faut en avoir les moyens financiers car ce n’est pas pris en charge.

Sans emploi et en congé parental, on est rétribué 25€/jour.

On ne peut pas être renvoyé en congé parental.

Les maternelles sont ouvertes de 8 à 19h, accueillant les enfants dès 1an.

On a parlé de l’ambivalence de la mère qui prend son congé parental et qui n’est pas une mère aussi « bonne » que ce qu’elle aurait voulu. Le congé maternité lui « offre « , dès le début, cette option, ce choix, que le père n’a pas, de décider de s’occuper de son bébé. Le droit, enceinte, ne protège pas de ce sentiment de culpabilité par des normes que nous avons trop intégrées.

Les normes sont intériorisées par les femmes comme les hommes.

Si la femme a perdu 1 heure de travail domestique en 30 ans, elle la compense en étant plus active avec les enfants. Donc en somme elle bosse tout autant à la maison, et en plus maintenant elle bosse à plein-temps sur un « vrai » travail.

Les rancœurs qui s’accumulent entre les couples est dû au décalage objectif entre le partage des tâches.

Une tentative de dépassement de la division genrée du travail: l’investissement du père. Ce modèle est minoritaire mais rend une conciliation parentale et une division égalitaire des tâches possibles. Mais les mères culpabilisent parce qu’elles ne se sentent pas « suffisamment bonnes » car elles n’arrivent pas à dépasser le modèle traditionnel qu’on leur à inculqué.

Le fait que la garde ne soit pas quotidienne (quand il s’agit des grands-parents), leur permet de s’afficher en « papi et mamie gâteau » et de transgresser les règles.

Ce que je retiens de ce colloque ?

Que le chemin vers l’égalité des droits, mes chères sœurs, est encore looooooooong, et pas gagné. Que le droit, enceinte, protège sur le papier mais pas forcément dans les faits.

Que j’ai la chance d’avoir un Mignoux à la maison, qui partage carrément les tâches domestiques avec moi. Qu’il faudra que je lui laisse faire à a façon et prendre sa place de père. Qu’on va être une équipe de parents, qu’on fera comme on pourra et qu’on aura droit à l’erreur. Que Junior aura peut-être plus de facilités si c’est un homme (même si c’est formidable d’être une femme, objectivement, nos défis, la reconnaissance de nos droits à nous les femmes, restent des combats à mener).

Mais que bon , quand même, en terme de protection sociale, en France, c’est pas si mal, tant qu’on a la statut de demandeur d’emploi (rémunéré) ou bien de salarié… Pour les indépendants, c’est bien plus rock and roll, c’est pour cela que Super Poppins est une association Loi 1901, j’y suis pour le moment bénévole, et cela me convient très bien. Cela me permettra de reprendre un poste de salariée ailleurs si je n’arrivais pas à me créer mon emploi, sans avoir investi dans les frais d’une création d’entreprise.

Et puis j’aime la vocation « d’intérêt général » d’une association ; d’ailleurs,  des potentielles pros de la petite enfance ont montré leur intérêt pour le projet, nous nous rencontrons bientôt pour en discuter.

Ce blog, et le montage d’un réseau pro, vont primer sur les ateliers parents-enfants pour l’activité de Super Poppins dans les mois à venir, puisqu’il va m’être physiquement complexe

d’être partout…

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