Un peu de politique…

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Mercredi 9 novembre.

 

Et donc voilà, Donald Trump est le quarantième-cinq président des USA.

J’ai vécu à NYC quand j’avais 22 ans, au moment de la réélection de Bush (j’avais manifesté à l’époque). Je ne suis qu’à moitié surprise. Mais que dire ? L’Amérique est un bien étrange pays. J’ai l’impression que ce sont les politiciens en général qu’ils ont rejeté. En revanche, la haine, l’homophobie, le racisme qu’il représente… Juste ciel. C’est la démocratie qui s’est exprimée. Et la démocratie est la moins pire des solutions, disait Churchill. Et c’est donc tout ce qu’il représente que les américains ont choisi pour 4 ans, c’est ainsi. Dans quatre ans, Inch’Allah, Michelle Obama se présente et elle devient la prochaine présidente.

Ce qui m’inquiète, c’est que cela donne des signaux très clairs que Marine Le Pen a de très bonnes chances de passer en mai. Junior va naître en mai. J’espère que ma France n’aura pas choisi le F Haine. Dans le même temps, cette menace pèse sur toutes les élections auxquelles j’ai voté, depuis que j’en ai le droit. Je me souviens que mon premier bulletin a été contre Le Pen père, pour Chirac (et à l’époque, on y allait en se bouchant le nez). Depuis, aucun progrès n’a été fait en termes de valeurs d’intérêts général, de plus de tolérance… Je ne pensais pas un jour assister à des manifestations contre le mariage gay.

La seule personnalité politique, ces derniers temps, qui me motiverait à aller aux urnes, c’est Christiane Taubira, qui a le charisme  des grands, De Gaulle, Veil, Churchill… On n’en fait plus des comme elles.

C’est pour cela que j’ai choisi de m’engager dans la petite enfance et de créer mon association.

Pour militer sur le terrain. Pour être le changement que je veux voir, dans ma Cité.

Je ne crois plus aux politiques et à leurs petites guerres de pouvoirs, aux réactionnaires et à leur Tweets, aux commentateurs vains, aux journaleux qui leur font la cour, à cette petite cour narcissique et que l’on entend beaucoup, qui est très loin des préoccupations ordinaires des français. Ce ne sont d’ailleurs pas les citoyens qui se désintéressent de la politique, mais l’inverse.

Pour toutes ces raisons, mon positionnement de citoyenne est de m’engager dans l’éducation en petite enfance : parce que cela touche l’humain, l’égalité des droits, les femmes, l’emploi…

C’est un milieu merveilleux et difficile, mais un milieu du possible.

Pour le reste, les « faits divers » de la politique quotidienne, je m’en détache, parce que même regarder les infos est devenu toxique.

Je sélectionne soigneusement ce que je veux entendre du monde. Et le monde associatif, celui de l’entrepreneuriat, celui des travailleurs sociaux, des personnels médicaux et paramédicaux, du champs éducatifs, et même certains humoristes… Ces mondes-là me donnent espoir. Mais je garde quand même une oreille du côté de ceux que je n’approuve pas, je veux quand même essayer encore un peu de comprendre, c’est cela aussi la démocratie… Ce n’est pas non plus ne les méprisant ou en les ignorant qu’on fera avancer les choses. C’est grâce au dédain, que Trump est passé ; en surfant, justement, sur cette vague de condescendance à son égard. Personne ne l’a pris au sérieux, et le voilà président…

« Méfie-toi des moches, disait Robin Williams, ils en font toujours plus ».

Et comme je le dis dans l’avant-propos de ce texte, d’une certaine façon, porter Junior en moi me réconforte dans le sens ou OUI c’est un monde cruel, difficile.

Mais il y a aussi de merveilleuses choses, et l’Humanité est constituée des deux.

La certitude, c’est qu’il y a un demain, un possible, que même si des obstacles nous attendent, il y a la vie. Plus forte que tout.

Et tout passe. TOUT.

Depuis le début de cette semaine, par ailleurs, j’ai aussi eu rendez-vous à la fois à l’hôpital Robert Debré et à la Maternité des Lilas, pour décider de l’endroit où je vais accoucher.

L’hôpital est un immense lieu un peu flippant, mais dans lequel les pros sont à la fois compétents et disponibles (lorsque vous arrivez à les avoir en rendez-vous). La maternité des Lilas est un lieu accueillant, dans lequel les professionnels travaillent en équipe pluridisciplinaire et sont bienveillants.

Mon cœur penche plus pour les valeurs de la clinique.

Mais il n’y a pas de service de néo-natalité à la clinique des Lilas. Et s’il devait arriver quoi que ce soit, je pense que je serai plus rassurée d’être à l’hôpital avec toute l’équipe sur place.

La clinique m’a aussi transmis une liste de sages-femmes libérales avec lesquelles ils travaillent.

J’ai donc rendez-vous avec l’une d’elle pour faire le point et envisager mon parcours.

Mon sentiment, c’est que ma préparation à cet accouchement sera la clé, après tout le reste sera assez facile.

Je dis bien « assez ».

2 Comments
  • Cyrielle

    14 décembre 2016 at 12 h 29 min Répondre

    J’ai accouché aux Lilas il y a 2 ans et franchement il ne faut pas hésiter. Quel bonheur de ne pas mettre au monde mon enfant à l’usine. D’être écoutée et respectée. Je referai la même chose demain. Ils sont très pro, connaissent leur job sur le bout des doigts et si tu as une grossesse à risque il te réorienterons directment en clinique. Ca vait le coup franchement pour un tel évènement !

    • superpoppins

      14 décembre 2016 at 12 h 37 min Répondre

      Merci Cyrielle 😉

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